Succès Djimtebaye
Cette application de messagerie fait partie des principaux outils de communication utilisés au Tchad par les particuliers, les commerçants, les médias et les organisations. Le rapport Digital 2026 : Chad de DataReportal indique que le pays comptait 2,79 millions d’internautes à la fin de 2025, soit 13,2% de la population, ainsi que 2,38 millions d’utilisateurs des réseaux sociaux. Il n’existe toutefois pas de données publiques récentes permettant de connaître précisément le nombre d’utilisateurs tchadiens de WhatsApp.
La principale nouveauté concerne les clés d’accès, ou passkeys. Elles permettent de se reconnecter à WhatsApp avec l’empreinte digitale, la reconnaissance faciale ou le code de déverrouillage du téléphone, sans dépendre uniquement d’un code reçu par SMS. Cette technologie peut ainsi réduire les risques liés à l’hameçonnage et au détournement des codes de connexion. WhatsApp indique également qu’il est désormais possible d’associer plusieurs clés d’accès à un même compte, notamment pour les personnes qui utilisent plusieurs appareils.
L’application renforce aussi la vérification en deux étapes. Le simple code PIN à six chiffres est progressivement remplacé par un mot de passe plus complet, composé de lettres, de chiffres ou de caractères spéciaux.
Les utilisateurs peuvent activer ou modifier cette protection dans les paramètres de leur compte et ajouter une adresse e-mail de récupération. Cette précaution est importante pour les comptes utilisés dans le commerce, le journalisme, les associations ou la gestion d’activités professionnelles.
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Ces mesures peuvent limiter les conséquences d’un compte WhatsApp compromis. Un compte piraté peut en effet servir à demander de l’argent aux proches, diffuser de fausses informations ou usurper l’identité d’un commerçant, d’un journaliste ou d’un responsable d’organisation. Sur Android, WhatsApp affiche par ailleurs certaines informations sur les appels provenant de numéros inconnus, comme le pays d’origine du numéro ou l’existence de groupes en commun.
La technologie ne supprime cependant pas tous les risques. Un utilisateur peut toujours être trompé par un faux agent de banque, un prétendu proche ou une offre frauduleuse. Pour les Tchadiens, l’enjeu sera donc d’activer ces nouvelles protections, mais aussi de ne jamais communiquer un code de connexion, un mot de passe ou des informations personnelles à un tiers. La sécurité d’un compte WhatsApp dépendra autant des outils proposés par l’application que de la vigilance de ses utilisateurs.
