*Ce contenu est une coproduction des Studios Hirondelle Tchad, Tamani du Mali, Yafa du Burkina Faso et Kalangou du Niger.
A Ndjamena la capitale tchadienne, les populations observent un phénomène peu habituel, une atmosphère portant une légère tinte orange.
Dans les rues, les marchés ou aux abords des artères, les vendeuses rencontrées derrière des étals de fruits, confient être obligées de laver leurs marchandises à plusieurs reprises dans la journée, ou de porter des protections pour les yeux et les narines.
Mi-février, les autorités maliennes ont donné l’alerte, à travers un communiqué signé du ministère de la santé, parlant de la présence dans plusieurs villes du pays, d’une épaisse couche de poussière.
Dans son document, le ministère de la santé du Mali a invité la population à l’observance de certaines mesures, face à ce phénomène qui selon lui, allait durer plusieurs jours.
Jusqu’à ce mois de mars, cette brume de poussière persiste encore dans certaines parties du Burkina, du Lali, du Tchad et du Niger.
D’où vient cette poussière ?
Pour le climatologue malien Soumaîla Yalcoué, le phénomène a des explications d’ordre naturel et environnemental.
« La présence de vent fort et sec durant la saison sèche favorise le soulèvement et le transport de particule fine de sable et des poussières. Ces masses de poussières proviennent en grande partie des zones désertique et semi désertique en particulier du Sahara »
Ce qui explique le fait qu’à des milliers de kilomètres de Bamako.
Impact sur la santé
Dans la circulation, certaines adoptent le port de masques pour se protéger. Une mesure que préconisent d’ailleurs les spécialistes de la santé. Ceux-ci signalent que ce temps poussiéreux comporte de risques sanitaires pour les populations.
Selon Dr Karim Kombasséré, médecin en santé communautaire, « il y’a de risque des infections respiratoire, avec l’inhalation des germes et des particules qui peuvent aggraver des infection pulmonaire, bactérienne, viral ou d’autres maladies chroniques. »
Le spécialiste précise que certaines catégories de personne sont plus vulnérables à ce temps poussiéreux.
Il recommande de réduire les sorties, porter des masques et des lunettes pour protéger les narines et les yeux, bien s’hydrater.
