Succès Djimtebaye

Un document présenté comme un communiqué officiel de la Direction générale des Douanes du Tchad a récemment circulé massivement sur les réseaux sociaux. ledit document annonçait une prétendue ”grande vente aux enchères de motos neuves dédouanées”, accessible après le paiement de 50 000 FCFA de frais d’inscription via mobile money.

 

Diffusée notamment à travers des publications sponsorisées sur Facebook et WhatsApp, cette annonce a suscité l’intérêt de nombreux internautes. Mais après vérification, la Direction générale des Douanes a formellement démenti l’authenticité de ce document. Il s’agissait bien d’un faux.

WhatsApp et Facebook comme principaux canaux

Selon Denis Ngardiguina, rédacteur en chef de SaoCheck, ces faux communiqués se propagent principalement sur Facebook et sur WhatsApp, notamment dans des groupes de famille, de quartier ou même professionnels.

« Leur force, c’est qu’ils imitent l’apparence des documents administratifs pour profiter de la confiance que les citoyens accordent aux institutions », explique-t-il.

Cette ressemblance visuelle suffit souvent à convaincre, surtout lorsque le document promet un avantage rapide ou une opportunité rare.

Les premiers éléments à vérifier sur un document officiel

Lorsqu’un document prétend venir d’une institution publique, certains éléments de base doivent immédiatement attirer l’attention.

Un vrai document officiel comporte toujours :

  • une date claire,
  • un numéro de référence,
  • une institution précisément identifiée.

« Si l’un de ces éléments manque, est flou ou mal présenté, il faut se méfier immédiatement », martèle Denis Ngardiguina.

Le langage : un indice souvent négligé

Le ton et le vocabulaire utilisés constituent également des indices importants. L’administration emploie généralement un langage neutre, précis et structuré. À l’inverse, un texte trop émotionnel, trop familier ou très vague peut signaler une tentative de manipulation.

Des outils simples pour vérifier l’authenticité

Pas besoin d’être expert pour vérifier un document. Plusieurs outils accessibles à tous peuvent aider :

1- Google

Copier une phrase clé du document et la rechercher sur Google. Si aucune source fiable n’en parle, la prudence doit être de mise.

2- Google Lens

Prendre le document en photo et vérifier s’il apparaît ailleurs sur internet ou dans un autre contexte.

 

Google Lens

3. Les pages officielles

Aujourd’hui, la plupart des institutions disposent d’un site web ou d’une page officielle sur les réseaux sociaux. Un véritable communiqué y est presque toujours publié.

« C’est quelqu’un de sérieux qui me l’a envoyé » : un faux argument

Beaucoup justifient le partage d’un document par la fiabilité supposée de l’expéditeur. Pourtant, cela ne garantit rien.

« Même une personne de confiance peut relayer un faux document sans le savoir », rappelle Denis.

La crédibilité d’un message ne dépend pas de celui qui le partage, mais de la source réelle de l’information.

Vérifier avant de partager…

Face à la multiplication des faux documents en ligne, le message est clair :

« Un citoyen informé est un citoyen responsable. Avant de partager, prenez deux minutes pour vérifier. »

En cas de doute sur un document ou une information, le Studio Hirondelle Tchad est à votre écoute. Envoyez-nous le contenu au 64901328 et nous le vérifierons pour vous.